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couv74Est-on entraîneur adjoint par vocation ou le devient-on au gré des circonstances ?
Les deux. Chez certains, il s’agit simplement d’une étape vers le statut de numéro 1. Et cela représente une excellente formation. Chez d’autres, c’est le poste qui leur convient le mieux. Ils se sont essayés parfois à celui d’entraîneur principal, mais ont vu que cela ne fonctionnait pas...

On ne s’improvise pas numéro un, ni adjoint !
Exactement. Aujourd'hui, je ne considère pas ce poste comme une fonction mais comme un métier à part entière. Ma fonction, c’est technicien. Mon métier, c’est adjoint.

Quid de la notion d’assistant ?
Assistant, c’est être "à côté pour faire, pour aider". L’adjoint, lui, fait partie intégrante du travail du coach. C’est un numéro un bis en quelque sorte.

L'AS Cannes avait même innové dans les années 2000 avec Stéphane Paille et William Prunier, qui fonctionnaient en tandem…
Ce n'est pas viable. Qui a la responsabilité ? Qui va faire les changements ? Qui va faire la compo ? Et quand il faut aller parler aux joueurs, au président, qui prend la parole en premier ? Il faut un numéro un et un numéro deux, avec moins de responsabilités.

Vestiaires #74Et moins d'ego ?
C’est sûr qu’il faut accepter de rester dans l’ombre. Si vous vous dites : "j’ai besoin de lumière, de reconnaissance, on doit savoir qui je suis", mieux vaut vous tourner vers autre chose.

N'est-ce pas un peu frustrant, parfois ?
Pour ma part, non, car j’éprouve de la reconnaissance à travers les résultats et ce que me renvoie le numéro un. En revanche, si ce dernier n’a aucune marque de considération, de temps en temps, à l’égard de son staff en interne, alors là oui cela peut devenir frustrant. Et ça ne fonctionnera qu’un temps…

Et les joueurs ?
Certains, à la fin de la saison, vous disent : "merci, parce que j’ai eu l’impression d’avoir progressé, j’ai appris, ça m’a donné envie de devenir un jour éducateur…". C’est quelque chose qui compte, en effet.

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Eric BLAHIC nous montre ici que l’adjoint doit trouver un équilibre entre sa place et le projet de l’équipe. Forme de sacrifice (ponctuelle) ou vraie vocation, la manière d’appréhender ce « métier » peut différer d’un technicien à l’autre et détermine le climat et les conditions de la coopération avec le reste du staff.

Comment a évolué votre métier au cours des 20 dernières années ?
Si je prends mon cas, je me souviens que lorsque j’ai véritablement débuté, avec Guy Lacombe, en 1999, je faisais l’échauffement, le travail physique, un peu de technique, et les étirements. Point.

Rien dans le coeur de la séance ?
Rien. C'était sa chasse gardée. Ce n'est qu'au fil du temps, la confiance aidant, qu'il m'a confié plus de responsabilité. Avec Victor Zvunka, j’ai bénéficié de plus d’ouverture dès le départ. Il me laissait faire des séances du début à la fin. Aujourd’hui, avec Joce (Jocelyn Gourvennec, ndlr), on est davantage sur un fonctionnement de staff. Chaque lundi, on se réunit avec Eric Bedouet, Franck Mantaux et Kévin Plantet pour bâtir la semaine de travail, avant de la proposer au coach. Mais les échanges se font aussi au quotidien, de manière plus informelle.

Et sur le terrain ?
On anime les séances, tout en sachant que le boss peut intervenir à chaque instant pour apporter une correction ou modifier une consigne, notamment sur les aspects tactiques.

Encore aujourd'hui, certains entraîneurs sont très présents sur la séance, et d'autres restent en retrait. Quel regard portez-vous là-dessus ?
Tous les excès sont néfastes, dans un sens comme dans l'autre. Il faut trouver un juste milieu. Si les joueurs n'entendent que la voix de l'entraîneur, du début à la fin, ils l’entendent oui, mais ne l’écoutent plus ! Et ne rien dire du tout n'est pas une solution non plus. Chez nous, Joce prend du recul, mais lorsqu'il prend la parole, ça a une valeur, un impact. Les mecs écoutent.

Et donc, pour résumer l'évolution de votre métier ?
Nous sommes passés, entre guillemets, du statut de "poseurs de plots", sans que cela soit péjoratif, a celui de conceptualisateurs d'entraînements.

Il y a en revanche un domaine d'intervention que vous avez perdu, c'est la préparation physique.
Oui, elle a été confiée à des spécialistes, et c'est très bien. A mes débuts, je devais me lever plus tôt pour faire travailler ceux qui revenaient de blessure. Sauf qu’à un moment donné, à vous disperser à droite et à gauche, des choses vous échappent et vous ne voyez plus l’essentiel. Aujourd'hui, les tâches sont mieux réparties. Le préparateur physique voit des choses sur lesquelles les yeux de l'adjoint ne vont plus.

Par exemple ?
Je ne regarde plus l’échauffement de la même manière, car je suis déjà projeté dans le coeur de la séance. C'est un gain de temps et de concentration. Pour une meilleure efficacité !

2017.S49.1 BLAHIC 2Le « métier » a traversé les années, les saisons et évolue au fil du temps mais aussi en fonction des personnes avec lesquelles vous collaborez…

Le fait que vos prérogatives étaient plus restreintes à vos débuts était-il lié vraiment à ce que représentait alors la fonction d'adjoint, ou plutôt à la personnalité de Guy Lacombe ?
Aux deux. Guy, à la base, était un formateur, un homme de terrain. Il avait besoin d’être au contact de ses joueurs, d'avoir les mains dans le moteur. Alors certes, je ne faisais pas grand chose sur la séance au début, mais la relation n'en était pas moins d'une grande richesse. Et d'un grand partage ! Un jour, je vois 20 classeurs déposés sur mon bureau. Je demande : "qu'est-ce que c’est ?". Il me répond : "Tous mes stages et entraînements depuis le début. Fais toutes les photocopies que tu veux, imprègne-toi de ma façon de travailler". Extraordinaire…

On vous sent très marqué par votre expérience à ses côtés...
Guy Lacombe m’a tout donné, il m’a formé. Si aujourd’hui je suis là, c’est parce quelqu’un comme lui m’a fait confiance. Et pourtant, au départ, ça ne doit durer que 10 jours tous les deux !

Racontez-nous.
Après plusieurs saisons passées avec Francis Smerecki à Guingamp (en tant qu'entraîneur des gardiens, ndlr), je me voyais mal retravailler de suite avec un autre coach. J'ai donc demandé à Guy, qui arrivait, de chercher quelqu'un. Il m’a répondu que c’était tout à mon honneur et qu’il allait s'y employer. Mais après deux semaines de collaboration, il m’a dit "tu restes" (rires). C'est comme ça que l'aventure a débuté.

Et elle a duré 8 saisons (Guingamp, Sochaux, PSG)…
(Il coupe) Avec Alain Blachon aussi ! Au bout d’un an, on avait besoin de quelqu’un pour aller voir des matches et pour m’épauler sur le travail athlétique. Alain avait le profil. Il avait quand même travaillé avec José Broissart à Lyon, et Elie Baup à Saint-Etienne ! C'était une véritable bibliothèque qui nous rejoignait ! Le trio a très bien fonctionné, et nous sommes depuis restés amis.

Tout le monde connaît effectivement la complicité qui vous a animé pendant 8 ans. Cette entente est-elle indispensable entre un entraîneur et son adjoint ?
J'ai du mal à le concevoir autrement.

Ne peut-on pas imaginer qu'un adjoint cohabite intelligemment avec son coach, comme le font certains joueurs sur le terrain, sans avoir d'affinités en dehors ?
Cela me semble compliqué. Avec Jocelyn, cela fait maintenant 7 ans qu’on est ensemble au quotidien. Sans feeling, comme peuvent l'avoir Deschamps avec Stephan, Blanc avec Gasset ou Le Guen avec Colleu, cela ne pourrait pas durer.

Du feeling, mais aussi de la confiance, non ?
Les deux principales qualités d'un adjoint sont la compétence et l’honnêteté. S'il vous manque l'un des deux, vous allez dans le mur. Et puis celui qui veut devenir Calife à la place du Calife a tôt fait de se griller dans le milieu.

Jacques Crevoisier nous disait, il y a quelques années, qu’un adjoint incompétent faisait moins de mal qu’un adjoint malhonnête.
Il a raison. Hélas, les trahisons existent dans notre corporation. C'est un fait.

2017.S49.1 BLAHIC 1Eric BLAHIC souligne ici l’importance d’une relation saine basée sur l’honnêteté, l’authenticité des rapports entre les hommes. L’essence d’un « bon mariage » dépasse-t-elle le cadre relationnel ? Quelle est la place des convictions ? Doivent-elles forcément être alignées ? Nous poursuivons…

Outre la relation, il y a aussi les convictions en matière de football. Avez-vous dû faire l'effort de vous adapter à chaque fois que vous avez changé de coach ?
Il y a une part d'adaptation, bien sûr. Maintenant, entre Joce et Guy, par exemple, il y a de vraies similitudes. Leur point commun, c’est l’école nantaise. Ils en sont imprégnés.

Que se passe-t-il lorsqu'un adjoint n'est pas d'accord avec les choix de son coach ?
Il y a un échange. Si vous êtes un adjoint béni oui oui, qui dit "tu as raison" en pensant que l'autre a tort, vous tuez votre numéro un. L'adjoint est là pour inciter à la réflexion, la nourrir, avant de laisser l'entraîneur décider en connaissance de cause. Et à partir de là, il n’y a plus de divergence. On fonce ensemble.

Même si le désaccord persiste ?
Bien sûr ! Si le coach a fait son choix, à quoi ça sert que je campe sur mes positions ? Je l'accompagne à fond dans la direction qu'il a choisie.

Et si les faits vous donnent raison à posteriori ?
Il faut agir intelligemment. Un jour, à l'entraînement, on décide avec Joce de faire un exercice que, finalement, je ne sentais pas. Et, effectivement, au bout de 7-8 minutes, ça ne marche pas. Là, on en revient à l'ego. Si vous faites votre fanfaron en disant "je te l’avais bien dit, laisse moi faire, je vais te montrer", c’est une grave erreur vis-à-vis du coach, mais aussi des joueurs.

Alors qu'avez-vous fait ?
Il m'a fait un signe et j'ai apporté discrètement quelques aménagements, voilà tout. C'est mieux que de le lui dire, et qu'il intervienne lui-même. Pourquoi ? Parce que les joueurs se seraient aperçus que sa première idée n’était pas la bonne. Or, un adjoint doit toujours agir pour son entraîneur, pas pour lui-même. C'est la base du métier. Et c'est pour ça que certains en profitent parfois.

Que voulez-vous dire ?
Je connais certains entraîneurs qui, lorsqu’ils sortent un joueur par sanction, envoient leur adjoint. Ils évitent ainsi le refus de serrer la main ou le dégommage de bouteille d’eau ! Et quand le joueur sort sous les ovations, ils se mettent devant. Cela fait partie du job, il faut le savoir.

En match justement, vous arrive-t-il d'alerter votre coach sur un problème constaté ?
Spontanément, je peux lui dire : "Il faut qu'on intervienne dans telle ou telle zone du terrain car on n'y est pas". En revanche, je ne dis jamais "il faut changer untel ou untel". Sauf si c'est lui qui sollicite mon avis.

Pourquoi ?
Je vais vous raconter une anecdote. En finale du Trophée des Champions avec le PSG, contre Lyon, en 2006, j'ai émis ouvertement des doutes en cours de match sur un joueur. J'ai dit que ce serait bien de le changer. Cinq minutes après, il centre et on égalise. Le lendemain, Guy me dit : "Tu vois, dans cette situation, si je change et que ça ne marche pas, le problème il est pour moi. Et si je fais le changement et que ça fonctionne, intérieurement je peux penser que tu as vu plus vite que moi. Et ce n'est pas bon non plus". Cela résume tout.

Alors quoi ? L'adjoint ne doit rien faire qui puisse froisser l'amour-propre du coach, même si c'est pour le bien de l'équipe ?
Ce n'est pas comme ça qu'il faut le voir. D'abord, vous devez faire confiance à votre numéro un car je peux vous dire que des techniciens comme Guy, Francis ou Victor voient des choses que nous, nous ne voyons pas. Je l'ai constaté à maintes reprises ! Ensuite, je considère que l'adjoint est une ressource mise à disposition de l'entraîneur. Il n'est pas là pour le polluer avec ses remarques ou le faire douter de ses choix. Surtout lorsqu'il s'agit d'un joueur, car ce sont quand même les acteurs du jeu.

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On se rend compte ici que l’alignement des convictions entre le numéro un et son adjoint peut être relégué au second plan par rapport à l’importance de la relation entre les deux techniciens. Cette dernière conditionne la collaboration technique, il faut donc un « terrain favorable » pour que l’association puisse fonctionner efficacement !

Quel est votre rôle à la pause ?
Avec Guy, je prenais beaucoup de notes, il les récupérait et en faisait une synthèse avec ce qu'il avait lui-même observé. Victor, lui, intervenait tout de suite auprès des joueurs et me laissait du temps ensuite pour ajouter deux-trois choses. Quant à Joce, il mémorise, n'utilise pas de notes, et me laisse intervenir individuellement à la fin.

Et avant le match ?
Là encore, il y a eu une évolution. Auparavant, on s’occupait de l’échauffement, et on en profitait pour tenir un discours de motivation. Sauf qu'avec l'expérience, j'ai compris que c'était plus pour me rassurer moi-même, comme l’étudiant qui essaye de tout revoir à la dernière minute parce que l’examen approche. "Rappelez-vous les gars, cette semaine, on a fait ci, on a fait ça, et il faut jouer comme ci, et ne pas oublier ça… !". Vous perturbez les joueurs plus qu’autre chose. Je ne le fais plus.

Que faites-vous alors ?
Je calme, je rassure, j'oriente, je donne deux-trois petits points de détails, plus dans le contenu et la maîtrise.

Eric BLAHIC nous démontre ici que le fonctionnement et donc, les actions de l’adjoint dépendent du numéro un et de sa propre manière de fonctionner. Aussi, il avoue que ses interventions lors des matches ont évolué avec le temps et le développement des staffs techniques. Nous verrons ci-dessous que l’adjoint est un point de convergence de différentes informations et en fonction du contexte, il doit s’imposer des filtres, déterminer une vraie stratégie de communication qui a un seul enjeu… le bon fonctionnement général du groupe pour atteindre les objectifs !

L’adjoint n'est-il pas aussi le coach du coach, notamment sur le plan mental ?
Joce est un personnage, c’est du costaud. Mais c'est vrai qu'il m'arrive d'intervenir auprès de lui pour tenter de l'apaiser, de le rassurer. Et puis c'est la première fois de ma carrière que je suis plus vieux et expérimenté que mon numéro un ! Alors je remplis un peu ce rôle, c'est vrai.

Un autre rôle que l'on relie souvent au métier d'adjoint, c'est celui de confident des joueurs. Où se situe la frontière entre faire remonter les infos au coach et ne pas passer pour une "balance" ?
Les échanges que l'adjoint peut avoir avec un joueur sont importants, car ce sont les soucis personnels, états d'âme et autres, qui engendrent ensuite des problèmes de jeu. Mais après, il faut filtrer. Si ça touche au groupe ou si c'est pour le bien de l'équipe, je fais remonter l'info. Si c'est un problème personnel et que je considère que ne rien dire est dans l'intérêt du joueur, je ne dis rien.

Et s'il vous demande de ne rien dévoiler et que vous le faites quand-même ?
La relation est coupée. J’ai connu un adjoint qui, lorsqu’il rentrait dans le vestiaire, voyait les gars taper du pied au sol. C'était leur signal, la discussion s’arrêtait net. Pour lui, c'était mort... Ce que vous recherchez dans ce métier c’est être légitime, sur le terrain bien sûr, par vos compétences, mais aussi en dehors, en tant qu'homme.

Vous arrive-t-il parfois de transmettre un message à un joueur, après une discussion avec le coach le concernant ?
Là encore, c'est au cas par cas. Si le coach me dit : "Lui, s'il continue comme ça, il va faire son jubilé ce week-end" (sic), je ne vais pas aller répéter… En revanche, sachant qu'il l'a dans le collimateur, je vais attacher une importance particulière à ce joueur durant la séance : "Applique-toi, fais-en encore plus, ce n'est pas encore assez…". Michel Troin disait : "Moi j’entraîne les joueurs et Philippe (Montanier) entraîne l’équipe". C'est un peu ça, en effet. Avec la volonté d'avancer dans la même direction. Et de gagner.

Paradoxalement, votre travail n'est-il pas plus difficile lorsque tout va bien ?
C'est juste. Lorsque vous êtes en difficulté, votre feuille est blanche, mais vous savez que vous allez la noircir car il va falloir trouver des solutions. Alors qu'il n’y a pas de raison de remettre en cause le travail quand tout fonctionne ! C'est humain. On ne ressent pas la même nécessité, par exemple, de revoir les matches plusieurs fois. Et si on les regarde, on ne le fait pas avec le même oeil. Or, c'est Alain Perrin qui disait que "les germes de la défaite sont dans chaque victoire".

Lorsque tous les signaux sont au vert le danger guette, c'est ça ?
Exactement, car vous êtes moins dans la réflexion, moins dans l’observation, moins dans l'exigence aussi. Un petit détail cloche ? Ce n'est pas grave, ça passe… C'est là que l'adjoint doit faire office de garde fou, en "tapant" plus fort sur les joueurs. C’est leur dire : "Quand vous êtes à l’heure, vous êtes déjà en retard". Il faut constamment être en éveil.

Piochez-vous des idées à droite à gauche, y compris dans d'autres disciplines, pour vous inspirer dans votre travail au quotidien ?
Oui, cela fait partie du job. A titre personnel, je remplis 2 carnets par an. Ce sont idées qui me sont apparues, des bouquins que j’ai lus, des articles dans Vestiaires que j'ai découpés aussi ! Bref, des notes sur lesquelles je reviens de temps en temps pour m'inspirer ou revoir la manière dont nous avions abordé tel événement ou telle période. Il y a aussi des discussions avec les autres adjoints : "Alors, comment il est ton coach ? Qu'est-ce que vous faites ? Etc…". Avec les Gasset, Troin, Stephan, Audrain…, les échanges sont d'une grande richesse. Ce sont eux aussi qui vous inspirent et vous font avancer.

Existe-t-il une fratrie entre vous ?
Oui, même si elle a tendance à s'estomper car il y a de moins en moins d'adjoints par vocation. Genesio, Galtier, Ripoll, etc. Ils sont de plus en plus nombreux à basculer vers le poste de numéro un.

Cela ne vous a jamais tenté ?
Je m'accomplis totalement dans ce que je fais. Mieux vaut être un bon adjoint qu'un entraîneur moyen. Quand je vois ce qu'assument aujourd'hui les coaches, avec la gestion du groupe, des dirigeants, de la presse, pfff… Moi, ce que j'aime, c'est le terrain. Avec Alain Blachon, on disait qu’on était les moines soldats (rires). C'est un état d'esprit. Vous arrivez au club le matin et vous vous dites en pensant au coach : "Ce mec-là, je le suis partout. Je suis l'entraîneur et je suis l'homme. Je vais lui débroussailler tout ce qu’il y a devant, lui tracer une autoroute, pour qu'il puisse avancer". Voilà comment je conçois mon métier.

Quel recul ! Quelle expérience ! Quelle capacité d’analyse ! Pour reprendre ce que disais Jacques CREVOISIER : « un adjoint incompétent fait moins de mal qu’un adjoint malhonnête. » en l’adaptant à Eric BLAHIC, nous pouvons affirmer que nous avons rencontré une personne compétente dont les propos transpirent l’honnêteté. Ce superbe entretien nous donne l’envie d’aller plus loin pour découvrir ce rôle si particulier qu’est celui d’adjoint. Pour cela, nous vous donnons rendez-vous dès demain pour la seconde session de la semaine.

0 Signature articlesAuteur : Pierre SAGE
L’expert Blog Vestiaires, la semaine du coach
Twitter : @Pierre__Sage

 

 

Commentaires (1)

This comment was minimized by the moderator on the site

magnifique interview...On est dans une société où les gens sont tellement à la recherche de la lumière que ce genre de personnalité fait du bien

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